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  • DOCTORIALES INTERNATIONALES 

     

     

    « RECHERCHES-ACTIONS ET TRANSFORMATIONS SOCIALES »

     

    DAKAR 25 AU 29 NOVEMBRE 2019

     

    UCAD 2 - Bâtiment Sciences de l’éducation

    Salle de conférence - 1er étage

     

     

     

     

    Préambule 

     

    Les Doctoriales sont un projet scientifique commun franco-sénégalais de formation à la recherche par la recherche. Elles se dérouleront à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, entre le lundi 23 novembre et le vendredi 29 novembre 2019. Elles visent à participer à la formation des jeunes chercheur.es. Les Doctoriales sont issues d’une histoire longue de cotutelles de thèses entre l’UCAD et l’université de Paris 8-Vincennes-Saint-Denis et d’une collaboration étroite entre les chercheur.es de l’Equipe d’Accueil EXPERICE, l’UMR LADYSS au sein de leur Ecole Doctorale et avec les laboratoires de recherches de l’Ecole Doctorale ETHOS.

     

    Mots clés : recherche-action, transformation sociale, éducations critiques, Epistémologies du Sud, justice cognitive, savoirs écologiques, interculturalité

     

    Description scientifique des Doctoriales

     

    Les Doctoriales internationales Recherches Actions et Transformations sociales visent à favoriser la rencontre entre des doctorant.e.s et de jeunes docteur.e.s de différentes disciplines des sciences humaines et sociales dont les recherches se situent dans différents champs de pratiques sociales : éducatives, sanitaires, écologiques ou politiques. Le projet est de favoriser la fécondité réciproque des échanges sur ces travaux provenant de différents pays autour de questions centrales liées aux concepts, aux théorisations, aux méthodes de recherches et aux épistémologies de la recherche. Ces Doctoriales internationales veulent en effet placer les étudiant.e.s, dans une perspective de pensées critiques face aux questions des prédicats de leur recherche et des conceptualisations et face à l’usage social et politique des méthodes et des résultats de recherche. Seront également discutés, les méthodes de recherche dans et pour l’intervention locale, les méthodes de recherches sur les populations versus les méthodes de recherche avec les populations, mais aussi le rôle et la forme de la recherche-action en faveur de l’émancipation des populations et de la place de l’expérience dans la transformation sociale.

     

    Effectivement, les recherches, qui se situent dans une perspective de transformation sociale, sont à la croisée de différentes disciplines des sciences humaines et sociales (sociologie, sciences de l’éducation, psychologie, économie, démographie, géographie, histoire, anthropologie, philosophie…), et de différentes épistémologies de la recherche, généralement issues de l’histoire des idées eurocentrées et diffusées dans différentes aires géographiques de la planète. Une manière « de faire » la recherche s’est ainsi imposée par une vision absolutiste de la science. Si pour les uns, la science est réfutable et falsifiable par un positivisme entendu comme source du progrès (Reichfeigl 2017) et, ce, quelles que soient les aires géographiques ; pour les autres, la science est désignée comme la première source des inégalités (De Sousa Santos, 2016), de savoir et de pouvoir, autant par le courant incarné par Popper, Kuhn, Feyerabend, Bloor, Latour, Foucault, que par des postmodernes Derrida, Deleuze, Guattari. En effet, de longue date, les épistémologies critiques nous ont appris à contester le « dogme » de l’unité et de l’unicité de la science (Stengers, 2017, Laudan, 2017, Keucheyan, 2017). Elles ont produit un certain nombre d’arguments soutenant la critique de la rationalité (Horkheimer, 1972), des effets de pouvoir et de savoir (Foucault, 2015), l’idée d’un usage social et politique des résultats de la recherche (Latour, 2012 ; Boltanski, 2009, Frère, 2015) qui bride la pensée libre et créatrice (De Sousa Santos, 2016). Elles ont nommé la stigmatisation des minorités, les discriminés, les sujets subalternes, des sujets à risques… Aujourd’hui, les théories critiques nous invitent en effet, à penser la construction d’une géopolitique des connaissances (Grosfoguel, 2010) qui participe à la destruction des solidarités sociales (Laville, 2015), à l’extractivisme des savoirs (Hargreaves, 2018) et à une colonialité des idées et des savoirs (Quijano, 1994 ; Escobar, 2004 ; Dussel, 2009 ; Mignolo, 2009 ; Castro,2012 ; Walsh, 2009 ; Cusicanqui, 2012).

     

    Aussi, au cours de ces Doctoriales internationales, il ne s’agira pas de répondre aux nombreux débats non résolus sur « ce qu’est la science universelle » (Laudan, 2017, Balibar, 2016), mais de créer un dialogue entre nos différentes communautés intellectuelles, sociales et culturelles de recherches des épistémologies « du Nord », des épistémologies « du Sud » et « des Suds » qui sont au cœur de nos recherches quelles que soient les aires géographiques. Ces Il s’agira de réfléchir aux enjeux sociaux et politiques de nos méthodes de recherches et de nos résultats (Meneses, 2018, Arriscado-Nunes, 2018) dès lors que l’on apprend des populations (Desroche, 1991). Des échanges pluridisciplinaires et des regards croisés critiques seront travaillés par le biais des épistémologies des recherches (De Sousa Santos, 2016 ; Nunes Arriscado, 2018), dans un dialogue interculturel avec différentes langues scientifiques, artistiques, populaires et militantes (Firpo, 2016).

     

    Les échanges au cours des Doctoriales viseront aussi à s’interroger sur les outils d’aide à la décision à développer pour la mise en place de politiques publiques éthiques, inclusives, transformatives et démocratiques. Nous veillerons ainsi à articuler différentes dimensions de la justice sociale, environnementale, sanitaire et cognitive déployées à partir de d’enjeux telles que la transformation sociale, l’écologie politique, les éducations critiques et les approches issues des Epistémologies du Sud et des théories critiques.

     

    Les Doctoriales sont appuyées sur un dispositif pédagogique alternatif 

     

     

    Pour les Doctoriales, 40 communications sélectionnées sur 79 propositions seront présentées. Venues d’universités d’Afrique (Sénégal, Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Cameroun, Maroc, Tunisie), d’Europe (France, Italie) et d’Amérique du sud (Brésil), elles concernent la recherche scientifique dans différents champs disciplinaires (sciences de l’éducation, géographie, anthropologie, économie, sociologie). Elles portent sur les problématiques fondamentales émergentes (TIC, économie formelle et informelle, littératie, promotion de la santé, développement durable, migrations …), qui sont travaillées à partir d’analyses critiques de la recherche, avec des outils issus des méthodes quantitatives ou qualitatives. Les contributions proposées sont autant des thèses en cours que des thèses en phase de finalisation. 

     

    Au cours de ces Doctoriales internationales, il s’agira collectivement de partager nos savoirs :

    -sur les méthodologies et les outils de la recherche sur, avec et pour les populations, celles d’ici et de là-bas,

    -sur les modèles de recherche pragmatique, relativiste, positiviste et réaliste des épistémologies du Nord,

    -sur les méthodologies des épistémologies du Sud,

    -sur les méthodes de recherche, les écologies des savoirs, les traductions, l’interculturalité, les absences et les émergences, les expériences des épistémologies du Sud,

    -sur la recherche-action comme levier de transformation sociale,

    -sur les méthodologies interpelées pour aborder les questions vives de l’émancipation de nos sociétés en mutation.

    Les Doctoriales seront centrées sur le projet de l’étudiant.e. Elles sont conçues comme un espace de formation à la recherche par la recherche pour tous et toutes les doctorant.e.s. Le dispositif d’accueil des participant.e.s’est construit pour favoriser la circulation de la parole :

    - autour des expériences de recherche,

    -à partir d’ateliers construits autour des communications (20 mm), placées sous la responsabilité de 2 doctorant.e.s et un ou une enseignant.e français.e et un ou une nseignant.e sénégalais.e.

    - à partir de cercles d’intelligence collective qui présenteront la synthèse des ateliers et préciseront les questions émergentes,

    - à partir d’atelier de formations à la recherche par la recherche, en particulier sur les méthodologies de la recherche,

    -à travers l’organisation de forum de discussion avec les acteurs locaux sénégalais tels que des ONG, des associations d’éducation populaire

    -à travers la rencontre avec la population d’un village sénégalais. Un accueil du groupe y est prévu, visant à l’immersion sur le terrain favorable aux échanges entre les communautés de sociétés hétérogènes.

    Le dispositif s’inscrit dans le respect réciproque des uns, des unes et des autres. Il accueillera aussi des étudiant.e.s en master intéressé.e.s par un projet de thèse.

     

    Valorisation des Doctoriales

     

    Les Doctoriales constituent une plateforme de formation à la recherche de haut niveau, la mise en réseau des chercheur.es débutant.es et séniors et la rencontre à l’internationale de différentes équipes de recherches.

    Les travaux des doctorants feront l’objet d’un accompagnement à l’écriture scientifique en vue de valoriser la co-publication dans des revues qualifiantes pour les doctorant.es impliqué.es dans les différentes disciplines. Les articles pourront être co-signés par les doctorants, les responsables de projets et les membres de leurs équipes. Les revues ciblées seront autant françaises que sénégalaises.

    Des co-financements sont mobilisés autant en France qu’au Sénégal. L’accès aux Doctoriales est gratuit.

    Les perspectives de développement de formation à la recherche par la recherche, issues des Epistémologies du Sud et des théories critiques, structureront les prochaines activités de formation à la recherche par la recherche, à plus long terme par le renforcement des partenariats déjà engagés, notamment à travers la création de séminaires inter-écoles doctorales et par la participation des doctorants et des chercheurs à des réseaux de recherches inscrits dans les Epistémologies du Sud.

     

    Comité scientifique des Doctoriales franco-sénégalais

     

    • ANDRIEU Bernard, Université Paris Descartes, Paris, France
    • CABRAL Joseph, UCAD, Dakar, Sénégal
    • CHEVE Dominique, ADES AMU-CNRS-EFS, France
    • Descarpentries Jacqueline, Université de Paris 8-Vincennes Saint Denis
    • DIOUF Babacar, UCAD Dakar, Sénégal
    • DIOUF Farba, UCAD de Dakar et Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis, France
    • EBOKO Fred, IRD, Paris, France
    • ENGUERRAN Macia, UMI 3189 Dakar, Sénégal
    • FAYE Serigne, UCAD Dakar, Sénégal
    • GUEYE Youssefa, UCAD Dakar, Sénégal
    • HAVARD Jean-François, Université de Haute Alsace, Mulhouse, France
    • Leroy Delphine, Université de Paris 8-Vincennes Saint Denis
    • MBACKE Sembene, UCAD, Dakar, Sénégal
    • MBAYE Thiam, UCAD, Dakar, Sénégal
    • MILIAN Johan, Université Paris 8 Vincennes-Saint Denis, France
    • MORVAN Mireille, l’Université Paris 8-Vincennes,
    • NDIAYE Falilou, UCAD, Dakar, Sénégal
    • NDIAYE Lamine, UCAD de Dakar
    • NDIAYE Modou, UCAD, Dakar, Sénégal
    • PILKINGTON Hugo, Université Paris 8 Vincennes-Saint Denis, France
    • PILON Marc, IRD, CEPED et GEMDEV, Paris, France
    • YAPI-DIAHOU Alphonse, l’Université Paris 8-Vincennes Saint Denis

     

    Affiche

     

    Présentation

     

     

    Programme

     

     

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