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  • ED Sciences Sociales / Centre d’études sur les médias, les technologie et l’internationnalisation CEMTI 

     

     

    Journée d’études

     

    Cultures critiques et créolisation

     

     

    Vendredi 2 mars 2018

     

    APPEL A COMMUNICATION

     

    Pour Édouard Glissant, la créolisation désigne un processus général de subversion de la sensibilité, de la raison et des pratiques « ordinaires ». Il y voit un mouvement d’interpénétration de manières de sentir, penseret agir dissemblables, mais dont la pleine efficace tient surtout au domaine de l’imaginaire qui permet, selon lui, d’effleurer la réalité complexe du Tout-monde. Or l’imaginaire est ce « secteur » dont le poète (l’artiste) serait l’acteur central – l’être d’exception avec l’intellectuel –, et auquel incomberait la tâche de créer deslieux-communs, c’est-à-dire des espaces de rencontre des imaginaires et des idées – autrement appeléspaysages, qui tout en préservant les singularités ouvrent à la diversité.

     

    La créolisation se présente donc d’abord comme une poétique qui « n’est pas un art du rêve et de l’illusion, mais […] une manière de se concevoir, de concevoir son rapport à soi-même et à l’autre et de l’exprimer » (Glissant, 2010 : 44). Connaissance singulière du réel, elle est, fondamentalement, « la mise en contact de plusieurs cultures ou au moins de plusieurs éléments de cultures distinctes […] avec pour résultante une donnée nouvelle, totalement imprévisible par rapport à la somme ou à la simple synthèse de ces éléments » (Glissant, 1997 : 37).

     

    Cette poétique, est toutefois aussi une politique, ainsi qu’une praxis (ressentir-penser-agir) qui « ne cessent [néanmoins] de combattre » : « La puissance des imaginaires est d’utopie en chaque jour, elle est réaliste quand elle préfigure ce qui permettra pendant longtemps d’accompagner les actions qui ne tremblent pas. Les actions qui ne tremblent pas resteraient stériles si la pensée de la totalité monde, qui est tremblement, ne les supportait. C’est là où la philosophie s’exerce, et aussi la pensée du poème » (Glissant, 2009 : 85 et 56).

     

    Cette journée d’études à vocation interdisciplinaire est ouverte aux doctorant.e.s de Paris 8, mais également d’autres universités. Son objectif est d’offrir l’opportunité à de jeunes chercheur.e.s de communiquer sur tout ou ne les supportait. C’est là où la philosophie s’exerce, et aussi la pensée du poème » (Glissant, 2009 : 85 et
    56).

     

    Cette journée d’études à vocation interdisciplinaire est ouverte aux doctorant.e.s de Paris 8, mais également d’autres universités. Son objectif est d’offrir l’opportunité à de jeunes chercheur.e.s de communiquer sur tout ou partie de leurs travaux doctoraux qui, d’une manière ou d’une autre, s’appuierait et/ou traiterait de la rencontre-résonnance de cultures critiques (théories/pratiques) avec des phénomènes de créolisation tels que les envisageait, en étendue, Édouard Glissant.

     

    Les propositions de communication sont à envoyer à

     

    Fabien Granjon (fabien.granjon@univ-paris8.fr) et
    Alphonse Yapi-Diahou (alphonse.yapi-diahou@univ-paris8.fr)

     

    pour le 15 février 2018.

     

    Le projet d’intervention devra être présenté dans un volume compris entre 6000 et 8000 signes. Devront être également portés sur le document :

    prénom, nom, laboratoire, année de thèse, courriel et n° de téléphone.

     

     

     

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